

Depuis 2018, la Fédération Française de Rugby a mis en place le dispositif « carton bleu », qui permet de retirer immédiatement du terrain un(e) joueur(se) présentant des signes évocateurs de commotion, que ce soit à l’entraînement ou en compétition.
Maux de tête, désorientation, regard fixe, démarche instable ou perte de connaissance, même brève… Les signaux d’alerte sont nombreux et bien identifiés. Dès qu’un doute survient, la personne concernée doit quitter le terrain sans délai. Longtemps perçue comme une responsabilité arbitrale, cette détection peut et doit aussi venir de tout membre du staff, ou même être signalée après la rencontre.
Le carton bleu est ensuite déclaré en ligne par l’administrateur du club. Un protocole strict se met alors en place : questionnaire de symptômes, certificat médical, délai sans contact, et validation par la commission médicale de la ligue régionale. Tant que l’un des symptômes persiste, la licence reste bloquée.
Pour renforcer la protection des licencié(e)s, World Rugby fait évoluer la réglementation : à partir de la saison 2025-2026, le délai d’absence de compétition passe de 10 à 21 jours pour les joueurs et joueuses de plus de 19 ans, en cas de suspicion de commotion cérébrale, sans en avoir présenté une dans les 12 derniers mois. Un changement majeur, qui souligne l’importance de la récupération.
« Une fois le carton bleu validé, il ne peut pas être contesté ni annulé. Il pourra, peut-être toujours, y avoir des déclarations par excès mais il en va de la responsabilité de chacun de se sensibiliser et de s’intéresser à la reconnaissance d’une suspicion de commotion cérébrale dans notre sport. Le protocole HIA du rugby professionnel ne s’applique en aucun cas au monde amateur. Le doute profite à la santé des joueuses et joueurs » insiste Olivier Capel, Président du Comité Médical de la FFR.
La commotion cérébrale, c’est l’affaire de toutes et tous ! Ensemble, continuons à faire du rugby un sport engagé pour la santé de ses pratiquant(e)s.