Entre conseils techniques et bienveillance maternelle, les aînées assurent la relève, créant un lien indéfectible entre les générations. Partez à la découverte de ce staff 100 % féminin qui casse les codes et prouve que dans la vallée de l’Arve, le rugby est avant tout une affaire de transmission…
Chez les Haut-Savoyards, mixer les générations, aussi différentes soient-elles, ne fait peur à personne. Encore moins chez les seniors féminines du RC Faucigny Mont-Blanc, qui ont poussé l’expérience jusqu’au bout, en partageant une histoire commune avec des adolescentes. Depuis la création de la catégorie cadettes, un lien puissant s’est en effet créé entre toutes ces filles, autour d’une passion commune qu’est le ballon ovale. Alison Reymond, fondatrice de la section féminine du club, joueuse et désormais coach des jeunes, nous a retracé la genèse de cette unification.
« Au début, il n’y avait qu’une ou deux cadettes au club, elles jouaient au sein d’un regroupement départemental de Haute-Savoie. Mais cette sélection s’est arrêtée, alors cet été, on a décidé de monter une section cadette chez nous en compétition. On est allées chercher des filles dans les clubs aux alentours qui n’avaient plus d’équipe dans leur catégorie et, à notre plus grande surprise, on s’est retrouvées avec une vingtaine de licenciées. » À la fois ravies par cet engouement, mais pas conditionnées à encadrer tant de jeunes pousses, les Faucignerandes ont alors fait face à un dilemme :
« On s’est fait prendre au dépourvu, car on n’avait pas réfléchi à l’idée de recruter un staff. On s’est donc lancées, nous les séniors, pour assurer la transmission aux plus jeunes. » Très rapidement, la mayonnaise prend et de multiples bénéfices apparaissent : « Pour les entraînements, par manque de créneaux et au vu du nombre de joueuses, on a regroupé tout le monde, en s’adaptant évidemment aux gabarits. Se mélanger permet d’investir une partie des séniors dans la préparation et la réflexion des entraînements.(…)
Du coup, on les accompagne pendant les séances en leur apportant conseils et soutien technique de manière informelle. Finalement, c’est une très bonne idée pour la continuité du projet de jeu. Le passage entre cadettes et séniors pour celles qui ont 18 ans en cours de saison ne se fait pas sentir, le plan de jeu est le même et l’intégration facile », explique l’entraîneure-joueuse de 25 ans.
Crédit photo : RC Faucigny Mont-Blanc féminin