Faire respecter une règle, prendre une décision, l’expliquer et parfois devoir l’imposer dans un contexte de tension. Le rôle de l’arbitre ne s’arrête pas au coup de sifflet. C’est précisément cette dimension que les Journées de l’arbitrage La Poste souhaitent mettre en avant du 6 au 15 octobre.
Partenaire historique des arbitres depuis 2007, La Poste a choisi cette année d’élargir la réflexion autour d’une question : l’arbitrage peut-il devenir un levier d’éducation pour lutter contre les incivilités ?
Premiers témoins, mais aussi premières victimes des tensions qui peuvent s’exprimer sur et autour des terrains, les arbitres occupent une place particulière pour aborder les notions de respect de la règle et de l’autorité, de comportement collectif et, plus largement, de vivre-ensemble.
Dans le rugby, Aurélie Groizeleau et Kévin Bralley ont été choisis pour porter ces messages et devenir les ambassadeurs de cette édition 2026.
En amont des Journées de l’arbitrage, deux études inédites viendront mesurer et décrypter le phénomène des incivilités dans le sport et ses conséquences sur les arbitres.
La première, quantitative, est menée par La Poste avec Ipsos BVA. La seconde, qualitative, a été réalisée avec la Fondation Jean-Jaurès auprès d’arbitres et d’acteurs du football, du rugby, du handball et du basket-ball. Leurs résultats seront dévoilés le 1er octobre.
Cette dernière enquête présente notamment les arbitres comme des « vigies » des tensions qui traversent le sport et, plus largement, la société. Une position qui replace leur protection et le respect de leur fonction au centre des enjeux.
« Protéger les arbitres, c’est protéger le jeu. Et protéger le jeu, c’est préserver notre capacité à faire société autour de règles communes », souligne l’étude Les vigies du sport amateur – comment notre société traite-t-elle ses arbitres ?, réalisée par Lauren-David Samama pour la Fondation Jean-Jaurès et le Groupe La Poste.
Cette volonté de sensibilisation prendra une dimension très concrète le 6 octobre, à l’occasion du lancement du « Parcours Tous Arbitres » dans un collège parisien.
Conçu en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Sports et les fédérations de football, rugby, basket-ball et handball partenaires de La Poste, ce module d’apprentissage doit permettre aux collégiens et lycéens de découvrir le rôle de l’arbitre, mais surtout d’en faire eux-mêmes l’expérience.
Respecter et faire respecter les règles, assumer une décision, écouter, dialoguer ou encore gérer un désaccord : à travers des mises en situation et des ateliers pratiques, les élèves seront directement confrontés aux réalités de l’arbitrage.
Au-delà du sport, le dispositif entend ainsi travailler des valeurs et des compétences liées à la vie citoyenne : équité, confiance, solidarité, responsabilité, écoute et médiation.
Après une première phase d’expérimentation, le programme entrera dans une nouvelle étape avec un déploiement au sein des académies de Paris et d’Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif est, à terme, de donner une place plus importante à l’apprentissage de l’arbitrage dans les établissements scolaires.
Autre rendez-vous de cette édition, la quatrième édition des Trophées de l’arbitrage se déroulera le 13 octobre.
La cérémonie mettra à l’honneur celles et ceux qui font vivre l’arbitrage amateur partout en France. Chaque week-end, ils permettent aux rencontres de se dérouler, garantissent l’équité des compétitions et participent également à la transmission de leur passion et au recrutement de nouveaux arbitres.
À travers ces différents temps forts, les Journées de l’arbitrage 2026 veulent ainsi rappeler une évidence parfois oubliée : sans arbitre, il n’y a pas de jeu. Mais elles entendent cette année aller plus loin en faisant de l’arbitrage un terrain d’apprentissage de la règle, du respect et de la responsabilité collective.
LES 3 POINTS À RETENIR