L’arbitre peut notamment interrompre une rencontre lorsque des intempéries rendent le terrain impraticable ou lorsqu’un événement extérieur exceptionnel, comme un incendie à proximité du stade, présente un risque pour les joueurs. Pour un match disputé en nocturne, si une panne d’électricité provoque une interruption totale de plus de 30 minutes, la rencontre doit être définitivement arrêtée. Dans ces situations, lorsque l’interruption conduit à l’arrêt définitif d’une rencontre déjà commencée, celle-ci devient un « match à jouer ». Une nouvelle date sera alors fixée.
Non. Le match doit être arrêté dès qu’une équipe compte moins de 11 joueurs en rugby à XV, 8 joueurs en rugby à X ou 5 joueurs en rugby à 7. L’équipe en effectif insuffisant a alors match perdu par forfait. Selon la compétition, elle obtient 0 ou moins 2 points terrain et aucun point de marque. L’équipe adverse reçoit 3 ou 4 points terrain, un éventuel point de bonus et 25 points de marque.
Une bagarre, un envahissement du terrain ou, plus largement, des incidents graves peuvent conduire à l’arrêt du match. L’arrêt est d’ailleurs obligatoire lorsqu’une personne inscrite sur la feuille de match agresse un officiel de match, refuse de quitter l’enceinte malgré l’injonction de l’arbitre ou lorsqu’une équipe quitte le terrain avant le coup de sifflet final. L’organe disciplinaire détermine ensuite la responsabilité de chaque équipe dans l’arrêt de la rencontre. Si une seule équipe est responsable, elle perd le match par disqualification, avec 0 ou moins 2 points terrain et aucun point de marque. L’équipe non fautive reçoit 3 ou 4 points terrain, un point de bonus ainsi que les points marqués au moment de l’arrêt. Si la responsabilité est partagée, les deux équipes conservent les points terrain correspondant au score au moment de l’arrêt, mais 2 points leur sont retirés au classement final et aucun point de marque n’est attribué.
L’arbitre doit interrompre la rencontre et demander au club organisateur de faire cesser les troubles. Le match peut reprendre une fois ceux-ci terminés. À défaut, il peut décider d’arrêter définitivement la rencontre. Lorsque ces faits conduisent à l’arrêt définitif du match, le régime applicable aux « incidents graves » trouve à s’appliquer. L’organe disciplinaire détermine alors la responsabilité de chaque équipe dans l’arrêt de la rencontre, selon les modalités exposées précédemment.
Ainsi, pour déterminer si une rencontre doit être reprogrammée, rejouée ou entraîner une conséquence sportive, il faut d’abord identifier la raison de son interruption.