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Fidélisation & attractivité  : Créer une dynamique d’équipe

Fédération
La FFR prend à bras-le-corps les questions relatives à l’attractivité de la pratique auprès de ses jeunes licenciés. Chaque mois, nous ferons un focus sur les constats, avérés ou prétendus, concernant les catégories des M14 au M18 qui sont au cœur des réflexions.

Les équipes de rugby comportant entre 20 et 30 joueurs observent des taux de réaffiliation supérieurs à la moyenne. En dessous de la vingtaine d’éléments, l’effectif est sur la corde raide et risque d’entraîner de futurs départs. Avec un groupe à plus de 35 membres, la trop grande concurrence joue sur les dynamiques d’équipe, sur la solidarité, voire sur l’ambiance.

C’est un acquis, les équipes composées de 20 à 30 joueurs bénéficient d’une dynamique idéale ; elles affichent les meilleurs taux de réaffiliation avec un équilibre propice à la progression collective. En dessous de 20 joueurs, le groupe doit simplement renforcer son effectif pour sécuriser l’avenir. Au-delà de 35, l’enjeu est d’harmoniser la concurrence pour préserver la cohésion et maintenir une ambiance constructive afin d’entretenir le désir de poursuivre ou non l’activité.

La vice-présidente déléguée à l’attractivité et à la fidélisation des cadets/juniors, Nathalie Janvier, qui forme avec le DTL de Nouvelle-Aquitaine, Damien Ressiguié, un binôme élu-acteur de terrain au cœur d’un groupe de travail dédié, le confirme  : « À plus de 30 éléments, une équipe perd une partie de sa dynamique. Certain(e)s joueurs ou joueuses ne sont plus toujours concerné(e)s. Pas étonnant qu’au-delà de 40 membres pour une équipe, le taux de fidélisation soit inférieur à 65 %. Entre 20 et 30 joueurs, il est supérieur à 69 % », assure la professeure d’éducation physique et aussi ex-encadrante de l’équipe de France féminine.

L’importance de la convivialité

Un autre chiffre ressort de l’étude sur laquelle s’appuie cette commission. Dans les sources de motivation pour commencer, reprendre ou continuer le rugby chez les jeunes, on trouve tout en haut du podium (70 %) le fait d’être avec des amis, de jouer avec eux, l’ambiance au club. Une certaine camaraderie ou la convivialité inhérente à notre sport seraient donc recherchées avec le rugby. « Cette dynamique de groupe est vraiment très présente pour la pérennité dans l’activité et le pourcentage de fidélisation », complète Damien Ressiguié.

Le DTL poursuit  :« À moins de 20 joueurs, l’effectif peut être considéré comme fragile, ce qui favorise des mouvements, en cours de saison ou lors de la prochaine. De la même manière, à plus de 35, la taille importante de l’équipe demande de l’énergie pour préserver l’énergie collective, l’esprit de camaraderie et la solidarité qui font la force d’un groupe. » À titre d’exemple, il n’est pas étonnant que les équipes cadettes ou que les manifestations de type « Rugby pour elles » soient si populaires à travers tout l’Hexagone. Les jeunes rugbywomen adorent jouer avec les copines, entre elles ou les unes contre les autres. Avec un sentiment d’appartenance ou une notion de clan assez forts.

Favoriser les effectifs homogènes

Les garçons ne disent pas autre chose. « J’ai commencé le rugby à 6 ans pour rejoindre un copain, assure le duo d’inséparables Baptiste et Thibault, tous deux M14 dans le Tarn. Depuis, on est devenus copains dans notre club et on n’a plus jamais quitté ce sport qui nous plaît. » En fin de saison, un ou plusieurs éléments moteurs d’un groupe peuvent parfois attirer plusieurs camarades avec eux s’ils décident de changer d’air. Les conséquences sont vertueuses pour le club qui accueille, mais plus complexes pour l’autre.

La pratique d’un licencié s’inscrit pleinement dans une dynamique collective. Logiquement, les instances travaillent à optimiser la réglementation autour des flux, des mutations, des doubles licences, des rassemblements ou encore des antennes d’écoles de rugby, afin de soutenir des groupes équilibrés et des effectifs harmonieux. « Face à des soucis d’effectifs, faire des rassemblements, oui, mais avec quelles équipes, quels joueurs, quels encadrants et surtout quel projet sportif à court et à long terme ? » s’interroge Nathalie Janvier. En somme, la construction des effectifs et des équipes durant l’intersaison ne façonne pas seulement la performance sportive  : elle encourage aussi la réaffiliation et renforce l’engagement autour du club.

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La Rédaction

08/01/2026